| 00 |
Etude de phase III de la Fampridine-SR orale : amélioration des fonctions motrices dans la SEP. (10/03/2009)
La Fampridine-SR (4-aminopyridine) bloque temporairement les canaux potassium (minuscules pores) situés à la surface des fibres nerveuses et impliqués dans la transmission de l'influx nerveux. Leur blocage temporaire permettrait d'améliorer la conduction des signaux dans les fibres nerveuses démyélinisées chez les patients atteints de Sclérose en Plaques (SEP) entrainant, ainsi, une amélioration de la motricité.
Cet essai contrôlé en double aveugle et randomisé a été réalisé chez près de 300 patients âgés de 18 à 70 ans et présentant toutes les formes cliniques de la maladie. Durant 14 semaines, 224 patients reçurent le traitement (10 mg de Fampridine, 2 fois par jour) et 72, le placebo. La plupart des patients étaient sous immunomodulateurs.
Le critère d'évaluation était la vitesse de marche pour une distance définie lequel était complété par une cotation sur une échelle d'évaluation spécifique du périmètre de marche dans la SEP.
La proportion de répondeurs pour la vitesse de marche sur une distance donnée est significativement plus importante dans le groupe Frampridine-SR (78/224 ou 35 %) que dans le groupe placebo (6/72 ou 8%). La vitesse de marche est améliorée de 25.2% dans le groupe répondeur et 4.7 % dans le groupe placebo. Elle est maintenue pendant toute la durée du traitement. De même les répondeurs au traitement ont montré une amélioration sur l'échelle d'évaluation spécifique de la marche. Aucune différence n'a été observée dans la réponse au traitement entre les hommes et les femmes.
Les effets secondaires étaient similaires à ceux observés lors des études précédentes (chutes, vertiges, insomnies, nausées, maux de tête....)
En conclusion, la Fampridine-SR améliore la capacité de marche de certains patients atteints de SEP. Il est, cependant, important de noter que seuls certains patients répondent positivement au traitement et en retirent un bénéfice clinique.
Goodman AD, Etats-Unis
The Lancet, Février 2008 |
| 00 |
Identification d’un nouveau locus de susceptibilité à la SEP sur le chromosome 13. (06/11/2008)
La SEP est une maladie multifactorielle dans laquelle intervient des facteurs environnementaux et des facteurs génétiques, propres à l'individu.
Cette équipe de chercheurs a recherché les gènes de susceptibilité à la SEP en réalisant une étude sur l'ensemble du génome. L'analyse a été effectuée dans un 1er temps sur une cohorte de 484 personnes espagnoles de type caucasien dont 242 étaient atteints de la forme rémittente de SEP. Les résultats ont ensuite été confirmés chez 550 américains d'origine caucasienne dont 275 étaient atteints de SEP rémittente. Les chercheurs ont pu identifier 2 régions de susceptibilité à la SEP. La 1ère région est située au niveau du groupe HLA (complexe majeur d'histocompatibilité), venant confirmer les résultats antérieurs, la 2nde est située sur le chromosome 13. Cette région, jamais identifiée auparavant, contiendrait des gènes qui régulent d'une part, le cycle cellulaire et joueraient un rôle dans l'auto-immunité, d'autre part.
Néanmoins, ces résultats doivent être confirmés dans d'autres populations avant de déterminer quel pourrait être le rôle de cette région dans la susceptibilité à la maladie.
Comabella M, Espagne.
PLoS One, Octobre 2008 |
| 00 |
Des précurseurs neuraux transplantés dans le cerveau de souris EAE,
modèle animal de SEP. (29/09/2008)
*Des précurseurs neuraux transplantés dans le cerveau de souris EAE, modèle animal de SEP.
*Les auteurs ont utilisé des précurseurs neuraux dérivés très précocement de cellules souches embryonnaires (donc pouvant donner tous les types de cellules neurales). Ils ont transplanté ces précurseurs dans une zone spécifique du cerveau de souris chez lesquelles une encéphalopathie expérimentale auto-immune (EAE, modèle animal de SEP) avait été induite. Les chercheurs ont observé une diminution des signes cliniques chez les souris. L'analyse des tissus montrent que les précurseurs des cellules neurales ont migré dans la substance blanche (lieu de la lésion). Par contre, leur différenciation en oligodendrocytes matures ainsi que la remyélinisation étaient négligeables. L'étude concernant l'inflammation du système nerveux central révèle que le processus inflammatoire est diminué chez les animaux transplantés et ceci en corrélation avec une réduction de l'atteinte axonale et de la démyélinisation. Ainsi, l'effet thérapeutique observé semble être dû à une modification de la réponse immunitaire entrainant un mécanisme neuroprotecteur.
*
Toutefois, il est important de rappeler que ces résultats ont été obtenus chez l'animal. Avant d'envisager une éventuelle utilisation de cette approche chez l'homme, des études complémentaires doivent être réalisées.
*/
Aharonowiz M et collaborateurs. Israel.
/PLoS ONE, septembre 2008. |
| 00 |
Communication importante : SEP et vaccin contre l’hépatite B (30/09/2008)
*Communication importante : SEP et vaccin contre l'hépatite B
*
Un article publié prochainement (8 Octobre) dans la revue américaine, /Neurology/, soulève quelques discussions.
Cet article rapporte une étude française réalisée chez 3 290 enfants âgés de moins de 16 ans, dont 349 atteints de sclérose en plaques (SEP). 24.4% des enfants présentant une SEP avaient été vaccinés contre l'hépatite B dans les 3 années précédant l'étude, contre 27.3% chez les enfants non atteints.
L'étude montre que la vaccination contre l'hépatite B n'augmente pas de façon générale le risque de développer une SEP. Cependant, les enfants ayant une SEP avaient reçu plus fréquemment (facteur = 1.74) un certain type de vaccin contre l'hépatite B, le Engerix B. Ces enfants atteints de SEP avaient développé les 1^ers symptômes de la maladie 3 ans ou plus après le vaccin. Ce risque a été observé uniquement pour ce type de vaccin et non pour tous les vaccins.
Cette association ne peut en aucun cas confirmer que le vaccin contre l'hépatite B provoque la SEP. Des études complémentaires sont nécessaires.
*Lorsque l'article sera officiellement publié, nous vous ferons part de l'intégralité des données et des observations qui en découlent*.
Communiqué relayé par Gérard Yquel
Délégué régional de l'Arsep pour la Bretagne |
|